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Encaisser à la fin de l’intervention, plutôt que de relancer pendant trois semaines

Le chantier est fini. Le client est content, il vous raccompagne, il vous dit de lui envoyer la facture. Vous repartez.

Le soir, vous l’établissez. Vous l’envoyez. Et là commence la partie du métier que personne n’a choisie : attendre. Vérifier le compte. Attendre encore. Envoyer un rappel poli. Rappeler. Tomber sur la messagerie. Renvoyer la facture, parce qu’il ne l’a « pas reçue ». Hésiter à insister, parce que c’est un bon client et que vous voulez le garder.

Pendant ce temps, vous avez payé le matériel, le carburant, et peut-être quelqu’un qui travaillait avec vous.

Le problème n’est pas le client. Le problème est le moment choisi pour demander l’argent. À la fin de l’intervention, il est devant vous, satisfait, et sa carte est dans sa poche. Trois semaines plus tard, il est ailleurs, votre facture est en bas d’une pile, et vous n’avez plus que des relances.

Ce que coûte le paiement différé

On raisonne souvent sur la commission d’un encaissement par carte, rarement sur le coût de ne pas encaisser tout de suite. Pourtant il existe.

Il y a le temps que vous passez à relancer. Ce temps-là n’est pas facturé et il se prend généralement le soir ou le week-end.

Il y a l’avance de trésorerie. Vous payez le fournisseur avant d’être payé. Si l’écart dure, c’est votre compte qui absorbe.

Il y a les impayés. Pas les fraudes, juste les factures qui finissent par passer à pertes et profits parce que relancer coûte plus cher que le montant dû.

Et il y a l’effet sur la relation. Un client qu’on relance trois fois devient un client qu’on n’a plus envie d’appeler.

Je ne donne pas de chiffre moyen ici, parce que les délais varient énormément selon le métier et le type de clientèle. Faites le vôtre : regardez vos dix dernières factures, le jour d’émission et le jour d’encaissement.

Encaisser sur place, les trois façons

Tout se joue sur une question simple : où est le client quand il paie ? S’il est devant vous, vous avez trois possibilités.

Votre smartphone

Un téléphone compatible suffit. Vous saisissez le montant dans l’application, le client approche sa carte bancaire, son téléphone ou sa montre. Si le code est nécessaire, il le tape sur votre écran. Il n’y a pas de matériel supplémentaire à transporter ni à recharger.

C’est ce qu’on appelle le SoftPOS. Chez Allo Carte, il fait l’objet d’un abonnement mensuel, auquel s’ajoute la commission sur vos encaissements. Le détail figure sur la page SoftPOS.

La compatibilité dépend du modèle de téléphone, de son système et de la solution utilisée. Elle se vérifie avant la mise en service, avec votre appareil en main.

Cette solution convient bien aux professionnels qui encaissent quelques paiements par semaine, ou qui veulent une solution de secours quand leur terminal habituel n’est pas disponible. Si vous encaissez toute la journée, un terminal dédié reste plus pratique.

Un terminal de poche

Un appareil compact, qui tient dans une poche de veste. Il se connecte en 4G, en Wi-Fi ou en Bluetooth, et le reçu part par SMS ou par e-mail.

C’est le compromis pour ceux qui se déplacent souvent mais n’ont pas besoin d’imprimer : dépannage, soin à domicile, livraison, marché, salon.

Chez Allo Carte, le PAX A50 pèse 151 grammes et tient dans une poche de chemise. Le PAX A77 est un peu plus grand, avec un écran de 5,5 pouces et un scanner de codes 1D et 2D. Les deux se louent au mois, tarifs sur la page des terminaux.

Un terminal avec imprimante

Si votre clientèle veut un ticket papier, ou si votre activité l’impose, le terminal embarque son imprimante. Vous ne transportez pas deux objets.

Le PAX A920Pro Iconic imprime le ticket sur place et affiche 6,5 pouces. Pour un poste fixe au comptoir, le PAX A8500 fait le même travail en version sédentaire.

Ce que ça coûte réellement

Trois lignes composent le coût, et il vaut mieux les regarder séparément.

Le loyer du matériel. Il dépend du terminal choisi, et il disparaît si vous encaissez depuis votre smartphone.

La commission sur chaque encaissement. Chez Allo Carte, elle est dégressive : plus vous encaissez dans le mois, plus le taux baisse. C’est l’inverse d’un taux unique qui ne bouge jamais, quel que soit votre volume.

L’abonnement au service. Il ne s’applique qu’à partir d’un certain volume mensuel. En dessous de ce seuil, il n’y en a pas, ce qui correspond au cas de ceux qui démarrent ou qui encaissent peu par carte.

Les taux s’appliquent aux cartes de particuliers émises en France et dans l’Espace économique européen. Les cartes professionnelles, commerciales et certaines cartes étrangères relèvent d’une tarification différente, qui vous est indiquée avant la mise en service.

Le total est à comparer non pas à zéro, mais à ce que vous coûtent aujourd’hui les relances, les retards et les factures jamais réglées. Les grilles à jour sont sur la page des tarifs du paiement de proximité.

Les questions que se posent les artisans

« Mes clients paient par chèque, ils n’ont pas toujours leur carte. » La carte est aujourd’hui le moyen le plus répandu, et le sans contact a installé l’habitude de payer avec le téléphone. Proposer la carte n’empêche pas d’accepter le chèque. Mais si vous ne proposez que le chèque, vous créez vous-même le délai.

« Je vais perdre de l’argent avec la commission. » La question n’est pas la commission seule, c’est la commission comparée à l’écart de trésorerie et aux heures de relance. Faites le calcul sur votre volume réel.

« Il faut changer de banque ? » Non. Les fonds sont versés sur votre compte professionnel, celui que vous utilisez déjà. Allo Carte n’est pas intermédiaire d’encaissement : l’argent ne transite pas par un compte chez nous.

« Et si je n’ai pas de réseau chez le client ? » C’est le point à vérifier selon vos zones d’intervention. Les terminaux se connectent en 4G, en Wi-Fi ou en Bluetooth via un téléphone. Dans une cave ou un sous-sol, aucune solution ne fonctionne : dans ce cas, le lien de paiement envoyé par SMS prend le relais une fois remonté.

« Je n’encaisse pas assez pour que ça vaille le coup. » En dessous d’un certain volume mensuel, il n’y a pas d’abonnement au service, et le paiement sur smartphone évite le loyer d’un terminal. C’est précisément le cas prévu.

Comment s’y prendre avec le client

Le changement est moins technique qu’il n’y paraît. Ce qui coince, c’est de demander l’argent face à quelqu’un.

Annoncez-le au devis, pas à la fin : « Le règlement se fait sur place, par carte, à la fin de l’intervention. » Le client sait à quoi s’attendre, il n’a pas de surprise, et vous n’avez pas de négociation à mener le jour J.

Le moment venu, c’est une phrase : « Voilà, c’est terminé. Je vous mets le montant, vous réglez par carte ? » Vous sortez l’appareil pendant que vous parlez. Les gens paient.

Et pour les gros chantiers ?

Quand le montant est important ou la prestation étalée, l’encaissement en une fois à la fin n’est pas la bonne réponse. Le découpage habituel reste valable : un acompte à la commande, puis le solde à la livraison, encaissé sur place.

Si le montant bloque le client et que c’est ce qui fait traîner la décision, le paiement en plusieurs fois existe aussi : parlez-en quand vous nous décrivez votre activité, nous regarderons si ça correspond à votre cas.

L’idée reste la même. Chaque jour entre la prestation et le paiement est un jour où vous financez votre client.

Pour en parler

Dites-nous ce que vous faites, où vous intervenez, combien vous encaissez par mois et quel est votre panier moyen. Nous vous indiquons la solution et le tarif correspondants.

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Thomas

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